Lors d’épisodes pluvieux q, des inondations[1] plus ou moins importantes peuvent se produire. Ces phénomènes naturels peuvent impacter négativement la société tant sur le plan social, qu'économique ou encore culturel. La mise en place de plans de gestion des risques d'inondation (PGRI) est une nécessité pour coordonner la lutte contre ces événements extrêmes qui sont appelés à devenir plus fréquents en raison du changement climatique.

La gestion des risques d’inondation : du Plan PLUIES aux PGRI

En 2003, à la suite d’épisodes d’inondations récurrents, le Gouvernement wallon a adopté le Plan de prévention et de lutte contre les inondations et leurs effets sur les sinistrés (Plan PLUIES)[2]. Ce cadre a évolué en 2016, vers les Plans de gestion des risques d'inondation (1er cycle, PGRI 2016 - 2021)[3] afin de répondre aux exigences de la directive 2007/60/CE q. Chaque district hydrographique (Escaut, Meuse, Rhin et Seine) dispose de son propre plan de gestion des risques d’inondation[4] permettant d’adapter les mesures prévues aux caractéristiques spécifiques de chaque district.

À l’issue de ce 1er cycle, le contenu des plans existants a été adapté pour élaborer le 2ème cycle des Plans (PGRI 2022 - 2027)[5].

Évaluer, cartographier et gérer les risques : trois étapes clés

La gestion d'une inondation se fait en 3 étapes : l’évaluation des risques, la cartographie des risques et la gestion des risques.

La première étape consiste à évaluer, pour chaque district, les risques d’inondation sur base des impacts observés lors des inondations passées et des impacts potentiels des inondations futures. Cette évaluation permet d’identifier des zones à risques.

La deuxième étape consiste à dresser, sur base des zones à risques potentiels identifiées lors de la première étape, les cartes des zones inondables[6] et les cartes des risques d’inondations[7]. Ces cartes permettent de représenter pour différents scénarios de récurrence de crues (périodes de retour[8] de 25 ans, 50 ans, 100 ans et scénario extrême[9]) les superficies et le nombre d’habitants touchés pour un scénario donné. La carte de l’aléa d’inondation[10] est une synthèse des quatre scénarios de période de retour. Une valeur représentant l’aléa d’inondation (très faible, faible, moyenne ou élevée) est attribuée sur base de deux critères : la récurrence d’une inondation et son importance.

Les zones inondables se trouvent partout en Wallonie, mais sont surtout concentrées le long de l'Escaut, de la Dendre, de la Senne, de la Dyle et du sillon Sambre-et-Meuse. La vulnérabilité des territoires aux inondations s’explique notamment par la forte densité de population, et donc d'habitations, la présence importante de cours d’eau, ou encore par la proximité entre les zones résidentielles et agricoles.

 

Zones inondables par débordement de cours d’eau (2021)

a81cba88-cfc5-40f1-a38c-f59a3f4c24b6

* Cartographie approuvée par l’AGW du 04/03/2021 q. Les 4 scénarios de période de retour sont superposés pour ne former qu’une seule carte.

** Directive 2007/60/CE relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondations q.

*** La période de retour caractérise le temps statistique entre deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donnée.

**** Le scénario extrême correspond à une ampleur d'inondation telle que le temps statistique séparant deux occurences est supérieur à 100 ans.

 

À l'échelle de la Wallonie, selon les différents scénarios d'intensité de crues, les superficies des zones potentiellement inondées varient entre 226 et 1 607 km² tandis que le nombre d'habitants en zone inondable varient entre 39 800 et 523 700 personnes.

 

Superficies en zone inondable en Wallonie, par district hydrographique* et par scénario** d’intensité de crues (2021)

Superficies en zone inondable en Wallonie, par district hydrographique* et par scénario** d’intensité de crues (2021)

Superficies en zone inondable en Wallonie, par district hydrographique* et par scénario** d’intensité de crues (2021)

* La Wallonie fait partie de 4 districts hydrographiques (DH) internationaux : Meuse, Escaut, Rhin et Seine.

** T = période de retour de l’événement d’inondation : la période de retour caractérise le temps statistique entre deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donnée.

*** Le scénario extrême correspond à une ampleur d'inondation telle que le temps statistique séparant deux occurrences est supérieur à 100 ans.

* La Wallonie fait partie de 4 districts hydrographiques (DH) internationaux : Meuse, Escaut, Rhin et Seine.

** T = période de retour de l’événement d’inondation : la période de retour caractérise le temps statistique entre deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donnée.

*** Le scénario extrême correspond à une ampleur d'inondation telle que le temps statistique séparant deux occurrences est supérieur à 100 ans.

 

Nombre d’habitants en zone inondable en Wallonie, par district hydrographique* et par scénario** d’intensité de crues (2021)

Nombre d’habitants en zone inondable en Wallonie, par district hydrographique* et par scénario** d’intensité de crues (2021)

Nombre d’habitants en zone inondable en Wallonie, par district hydrographique* et par scénario** d’intensité de crues (2021)

* La Wallonie fait partie de 4 districts hydrographiques (DH) internationaux : Meuse, Escaut, Rhin et Seine.

** T = période de retour de l’événement d’inondation : la période de retour caractérise le temps statistique entre deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donnée.

*** Le scénario extrême correspond à une ampleur d'inondation telle que le temps statistique séparant deux occurrences est supérieur à 100 ans.

* La Wallonie fait partie de 4 districts hydrographiques (DH) internationaux : Meuse, Escaut, Rhin et Seine.

** T = période de retour de l’événement d’inondation : la période de retour caractérise le temps statistique entre deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donnée.

*** Le scénario extrême correspond à une ampleur d'inondation telle que le temps statistique séparant deux occurrences est supérieur à 100 ans.

 

Une fois les risques évalués et cartographiés, la troisième étape est la conception des plans de gestion des risques d’inondation (PGRI).

Les mesures des PGRI pour faire face aux inondations

Les PGRI 2022 - 2027 q comprennent 4 types de projets ou d’actions définis selon leur portée géographique : des mesures globales, définies à l’échelle de la Wallonie, des projets généraux à portée du sous-bassin, de la province, de la commune ou autre entité de gestion, des projets locaux ciblant une localisation précise (coordonnées géographiques ou secteur de cours d’eau) et des études, projets à portée locale ou générale, afin d’améliorer les connaissances. Ces actions sont également réparties selon les 4 étapes de gestion des inondations :

  • la phase de prévention vise à limiter les dommages causés par les inondations en adaptant les travaux urbanistiques aux risques d’inondation actuels et futurs (p. ex. "renforcer les procédures urbanistiques", "imposer les parkings perméables dans les permis d'urbanisme"…) ;
  • la phase de protection a pour objectif de réduire la probabilité d’apparition et l’impact des inondations dans un emplacement (p. ex. "préservation des zones naturelles d'expansion de crue", "création de zone d’immersion temporaire", "entretien de bassins d’orage"…) ;
  • la phase de préparation vise à informer les populations sur les risques des inondations afin qu'elles soient mieux préparées pour les futurs épisodes de crues (p. ex. "faire suivre les données d'info crue en cas d'alerte"…) ;
  • la phase de réparation et d’analyse post-crise a pour objectif d’accélérer le retour à la normale après une inondation en atténuant les impacts sociaux et économiques sur les sinistrés. Un bilan des procédures mises en place est également réalisé (p. ex. "diffusion de brochures relatives aux aides et primes existantes"…).
 

[1] Plus d’informations dans la section "Inondations" sur le portail Environnement du Service Public de Wallonie q.

[2] Plus d’informations concernant l’historique du Plan PLUIES sur le portail Environnement du Service Public de Wallonie q.

[3] Plus d’informations concernant les PGRI 2016 - 2021 sur le portail Environnement du Service Public de Wallonie q.

[4] En plus des PGRI, des plans transfrontaliers, appelés " Plan faîtier ", sont également prévus à l’échelle des districts hydrographiques internationaux afin de coordonner les efforts entre les différents États membres (q, qqq).

[5] Plus d’informations concernant les PGRI 2022 - 2027 sur le portail Environnement du Service Public de Wallonie q.

[6] La carte des zones inondables est consultable sur l’application Cigale du SPW q.

[7] La carte des risques d'inondation est consultable sur l’application Cigale du SPW q.

[8] La période de retour caractérise le temps statistique entre deux occurrences d’un événement naturel d’une intensité donnée.

[9] Inondation particulièrement importante dont la fréquence est inférieure à 1 par siècle.

[10] La carte de l'aléa d'inondation est consultable sur l’application Cigale du SPW q.

Évaluation

4ea9dc8c-0ba9-40aa-98b8-e74e33e2ef9a Évaluation de l'état non réalisable et évaluation de la tendance non réalisable

Évaluation non réalisable

D'après le rapport sur les incidences environnementales des Plans de gestion des risques d’inondation en Wallonie (PGRI 2022 - 2027) q, un suivi des projets repris dans les PGRI a été mis en place dans le but d’évaluer leur réalisation dans le temps. Toutefois, la réduction des risques d’inondation liée à la réalisation des projets n’a pas fait l’objet d’une évaluation.
 

Évaluation non réalisable

Les actions des deux cycles des PGRI n’étant pas identiques, l’évaluation de la tendance n’est pas réalisable.

Évaluation

4ea9dc8c-0ba9-40aa-98b8-e74e33e2ef9a
Évaluation non réalisable
Évaluation non réalisable
Évaluation complète